Jude Bellingham au sommet d’une Angleterre séduisante par éclairs au Mondial 2026
Jude Bellingham au sommet d’une Angleterre séduisante par éclairs au Mondial 2026
Jude Bellingham a porté l’Angleterre bien plus haut que ses doutes pendant cette Coupe du monde 2026. La victoire spectaculaire contre la France dans le match pour la troisième place, remportée 6-4, a offert un vernis flatteur à la campagne des Three Lions. Elle n’a pas effacé la chute contre l’Argentine en demi-finale, mais elle a au moins permis à Thomas Tuchel de refermer le tournoi sur une note offensive et vivante.
Le paradoxe anglais reste pourtant entier. Une demi-finale mondiale, puis une médaille de bronze, cela pèse dans un bilan. En revanche, le contenu a souvent laissé place au débat. Cette sélection, bâtie pour répondre à une idée de jeu précise et marquée par plusieurs absences notables, a alterné les séquences brillantes et les passages beaucoup plus quelconques. Au milieu de cette irrégularité, quelques individualités ont nettement émergé, à commencer par Jude Bellingham, tandis que certains supporters continuaient de Télécharger 1xBet pour suivre la compétition de plus près.
Jude Bellingham, patron absolu de l’Angleterre
S’il ne fallait retenir qu’un visage de cette campagne, ce serait le sien. Bellingham a dominé le tournoi anglais avec une autorité rare. Sept buts, une influence constante et surtout une capacité à répondre dans les matches à élimination directe: le milieu a signé des doublés décisifs contre le Mexique puis la Norvège, en s’imposant comme le moteur technique et émotionnel de son équipe.
Les débats sur sa place au coup d’envoi semblent aujourd’hui loin, presque absurdes. À 23 ans seulement, il s’est comporté comme un leader de plein exercice. Sans finale, il lui a manqué l’exposition ultime pour prétendre aux plus hautes distinctions individuelles du tournoi, mais son niveau n’a laissé guère de place à la contestation. Pour l’Angleterre, c’est à la fois une certitude et une promesse.
Derrière lui, Anthony Gordon et Djed Spence ont aussi marqué des points. Gordon a traversé le tournoi avec énergie, percussion et intelligence dans le dernier tiers. Remplaçant sur certains matches, puis relancé avec succès, il a su renverser la hiérarchie. Spence, lui, était une surprise à la sélection et sans doute l’une des bonnes histoires anglaises du tournoi. Très convaincant face à la France et à l’Argentine, il a gagné en crédibilité pour la suite.
Le milieu anglais a tenu la route, Kane a répondu sans tout dissiper
Si Bellingham a incarné la lumière, il n’a pas été seul. Declan Rice a confirmé sa valeur dans la récupération et dans la projection, avec un but et une passe décisive contre la France pour rappeler son impact. Son tournoi a toutefois aussi montré ses limites dans la création pure, surtout lorsque l’Angleterre avait besoin d’un jeu plus ambitieux vers l’avant. Lorsqu’il a été diminué par les pépins physiques et la maladie, l’équipe l’a immédiatement ressenti.
Elliot Anderson, lui, a mis un peu de temps à s’installer, avant de peser dans les moments importants. Son association avec Rice et Bellingham donne une base sérieuse à moyen terme. Dans cette zone du terrain, Tuchel a sans doute trouvé un socle crédible pour les prochaines années.
Devant, Harry Kane a signé un tournoi statistiquement solide avec six buts. Il a même sauvé son équipe à un moment clé contre la RD Congo en seizièmes. Pourtant, les interrogations persistent. Face à l’Argentine, ses limites athlétiques ont été exposées avec netteté. Le rendement reste là, mais la question de son adaptation aux très grandes confrontations continue de se poser à l’approche de l’Euro 2028.
Une défense anglaise entre certitudes partielles et zones grises
La ligne défensive a résumé à elle seule l’ensemble du parcours anglais: capable du meilleur, rarement à l’abri d’un flottement. Marc Guehi a sans doute offert le plus de garanties. Son absence au coup d’envoi du premier match interroge encore, tant il apparaît comme le défenseur central le plus fiable de cette sélection. Sans produire un tournoi parfait, il a renforcé son statut.
Ezri Konsa a alterné les très bonnes séquences et les erreurs coûteuses. Utilisé aussi sur le côté droit, il a rendu des services, mais son marquage contre l’Argentine a pesé lourd. John Stones, après une entrée en matière délicate, a progressivement retrouvé de meilleures sensations. Son expérience a aidé, même si son manque de continuité en club s’est vu par moments.
Au poste de gardien, Jordan Pickford a encore livré quelques arrêts marquants, notamment à l’Azteca. Mais son tournoi n’a pas été irréprochable. Certains buts concédés laisseront des regrets, en particulier l’égalisation argentine en demi-finale. Dean Henderson, titularisé une seule fois, a encaissé quatre buts contre la France sans que sa responsabilité soit réellement engagée.
Dans les couloirs, Reece James a montré sa qualité quand il était disponible, avec même quelques apparitions intéressantes dans l’axe du milieu. Son tournoi a cependant été freiné par une blessure musculaire. Bukayo Saka, préservé une grande partie de la compétition, a terminé en fanfare avec un triplé face aux Français. Une sortie fracassante, mais trop tardive pour peser davantage sur l’ensemble du parcours.
Des rôles secondaires utiles, d’autres plus décevants pour l’Angleterre
Thomas Tuchel a utilisé une grande partie de son groupe, et tous n’ont pas répondu de la même manière. Morgan Rogers a été utile dans plusieurs registres, capable d’entrer comme milieu relayeur ou d’apporter sur un côté. Eberechi Eze a montré quelques promesses et délivré une passe décisive lors du match pour la troisième place, sans vraiment imposer sa patte dans la durée.
Dan Burn a étonné par son emploi très ciblé dans le jeu aérien. L’idée a fonctionné contre le Mexique et la Norvège, même si elle semble davantage relever d’une solution ponctuelle que d’un plan durable. Nico O’Reilly, de son côté, a exposé un vrai potentiel offensif, mais aussi des carences défensives dans les grands rendez-vous.
Plus bas dans la hiérarchie, le tournoi a été compliqué pour plusieurs éléments. Marcus Rashford n’a jamais retrouvé l’élan aperçu lors du premier match contre la Croatie, malgré une passe décisive finale face à la France. Noni Madueke, souvent titularisé en raison de l’état physique de Saka, n’a pas confirmé après des débuts encourageants. Ivan Toney et Ollie Watkins ont eu un temps de jeu limité, sans véritable possibilité de changer leur destin.
Jarell Quansah fait partie des grands perdants de ce Mondial. Entre blessure, frayeur disciplinaire contre le Mexique et soirée difficile face à Kylian Mbappé, son bilan est lourd. À l’inverse, certains n’ont presque pas eu voix au chapitre. Kobbie Mainoo n’a pas joué la moindre minute, freiné ensuite par un problème au dos. James Trafford est resté troisième gardien, tandis que Trevoh Chalobah et Jordan Henderson n’ont eu qu’un rôle très marginal, ce dernier vivant même un tournoi cruel malgré son record de sept grandes compétitions disputées.
Après Jude Bellingham, quel cap pour l’Angleterre?
Cette Coupe du monde laisse une impression contrastée. L’Angleterre repart avec une troisième place, quelques matches spectaculaires et plusieurs enseignements forts. Le premier est limpide: Jude Bellingham est déjà le centre de gravité de cette équipe. Le deuxième concerne l’ossature du futur, avec Rice, Anderson, Guehi, Gordon ou encore Spence qui ont renforcé leur dossier.
Le reste appelle plus de réflexion. Tuchel a vu ce que son groupe pouvait produire dans l’intensité offensive, mais aussi les limites d’un collectif parfois trop moyen entre deux fulgurances. L’Euro 2028 se profile désormais comme le prochain grand test. D’ici là, l’Angleterre sait au moins sur qui bâtir. Et dans un football international où les repères se gagnent difficilement, ce n’est déjà pas rien.
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