Blaise Compaoré Auteur : Blaise Compaoré Posté le 22/07/2026 - 14:01 Mondial

Al Ahly prolonge la trêve de ses internationaux jusqu’au 30 juillet après le Mondial 2026

Le staff technique d’Al Ahly, conduit par Hussein Ammouta, a repoussé de plusieurs jours le retour à l’entraînement collectif de ses joueurs ayant participé à la Coupe du Monde 2026. Initialement fixée au 27 juillet, la date de reprise a été décalée au 31 juillet, les internationaux devant rejoindre le groupe le lendemain de la fin officielle de leur congé, soit le 30 juillet. Cette décision, annoncée par le club via un communiqué officiel, vise à ménager des organismes soumis à une charge physique et mentale exceptionnelle lors d’une compétition planétaire accueillie conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Une décision mesurée, dictée par la physiologie

Derrière cette prolongation de quelques jours se dessine une logique sportive bien connue des staffs médicaux d’élite. Participer à une Coupe du Monde représente, pour un joueur, plusieurs semaines de matchs à haute intensité, de voyages intercontinentaux, de pression médiatique et de perturbation des rythmes biologiques. Les spécialistes de la médecine du sport s’accordent depuis longtemps sur le fait qu’une récupération insuffisante après une telle échéance augmente sensiblement le risque de blessure musculaire et de contre-performance en début de saison.

Pour un club comme Al Ahly, dont le calendrier est structuré autour de compétitions africaines majeures – championnat d’Égypte, Ligue des Champions de la CAF -, le capital physique de chaque joueur constitue un actif stratégique. Brusquer la reprise reviendrait à hypothéquer des mois de compétition pour quelques jours gagnés à l’entraînement. Le staff d’Ammouta semble avoir fait le calcul inverse : mieux vaut un retour tardif mais un joueur disponible sur la durée.

Un stage à l’étranger en ligne de mire

La prolongation de la trêve ne signifie pas pour autant une préparation relâchée. Al Ahly a précisé que les joueurs internationaux rejoindront directement les séances collectives en vue d’un stage à l’étranger, dont la tenue est prévue dans la foulée de leur retour. Ce type de regroupement en dehors de l’environnement habituel du club remplit plusieurs fonctions : reconstituer la cohésion de groupe après une période de dispersion, imposer une montée en charge progressive et contrôlée, et préparer les schémas tactiques dans un cadre concentré, loin des obligations quotidiennes.

Les joueurs non internationaux, eux, auront repris bien avant cette date, accumulant un volume de travail que leurs coéquipiers devront combler. La gestion de ces deux rythmes de préparation représente l’un des défis classiques des staffs techniques en période post-Mondial : réintégrer les uns sans freiner les autres, tout en évitant les déséquilibres de condition physique au sein d’un même effectif.

Hussein Ammouta, entre continuité et gestion fine des hommes

Pour Hussein Ammouta, technicien marocain à la tête d’Al Ahly, cette décision illustre une approche pragmatique du management sportif. Gérer un effectif qui compte des joueurs sollicités par leurs sélections nationales lors d’une Coupe du Monde exige une flexibilité que les calendriers de club ne prévoient pas toujours spontanément. La capacité à ajuster les plans initiaux – passer du 27 au 30 juillet – sans que cela soit présenté comme un dysfonctionnement, mais comme une mesure délibérée, traduit une culture de la planification adaptative.

Al Ahly demeure l’un des clubs les plus titrés du continent africain, avec un palmarès en Ligue des Champions de la CAF sans équivalent. À ce niveau d’exigence, chaque décision de préparation engage une part de la performance future. La prolongation de la trêve des internationaux, aussi discrète soit-elle en apparence, s’inscrit dans cette logique de gestion rigoureuse d’un groupe dont la valeur collective dépend, pour une large part, de l’état physique de chacun de ses membres.

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