Abde Ezzalzouli forfait pour le Mondial 2026, un coup dur majeur pour le Maroc
Une entorse du ligament interne du genou : le diagnostic est tombé, et avec lui, toutes les espérances du milieu offensif marocain Abde Ezzalzouli de participer à la Coupe du Monde 2026. Blessé lors du match amical contre la Norvège au Sports Illustrated Stadium du New Jersey, le joueur de 24 ans devrait manquer trois à quatre semaines de compétition – une absence qui couvre l’intégralité du tournoi pour le Maroc. La sélection nord-africaine perd ainsi l’un de ses atouts offensifs à quelques jours seulement du coup d’envoi.
Une blessure au pire des moments
Les matchs amicaux de préparation sont, par nature, des répétitions générales censées affiner les automatismes sans exposer les joueurs aux risques les plus graves. Pourtant, les blessures ligamentaires au genou restent parmi les traumatismes les plus fréquents dans le football de haut niveau, indépendamment du contexte compétitif. Elles surviennent souvent lors de changements de direction rapides, de contacts ou de réceptions mal maîtrisées – des gestes inhérents au profil de jeu d’un ailier comme Ezzalzouli, dont la vitesse et les crochets constituent les principales armes.
Une entorse du ligament interne, selon la sévérité de l’atteinte, implique généralement une immobilisation partielle suivie d’une rééducation progressive. Dans les cas les moins graves, un retour au jeu en quelques semaines est envisageable. Mais à moins d’un miracle médical, même le délai minimal évoqué – trois semaines – suffit à exclure un joueur des phases de groupes et, selon le calendrier de son équipe, de l’ensemble du tournoi. Les examens complémentaires annoncés permettront d’affiner le pronostic, mais les premières indications laissent peu de place à l’optimisme.
Le Maroc privé d’un joueur-clé à l’heure de sa confirmation
Le Maroc aborde cette Coupe du Monde dans une dynamique particulière. Depuis la demi-finale historique atteinte lors du Mondial 2022 au Qatar, les Lions de l’Atlas portent le statut d’une équipe africaine capable de rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Cette édition 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, représente pour eux une occasion de confirmer cette montée en puissance sur la scène internationale – et de prouver que le parcours qatari n’était pas un accident de l’histoire.
Dans ce contexte, l’absence d’Ezzalzouli pèse davantage que la simple perte d’un effectif. Ailier rapide capable de créer le danger en un contre un, il incarne un profil offensif que peu de remplaçants peuvent imiter à l’identique. Son absence contraint le sélectionneur à repenser ses options sur les côtés, à ajuster ses schémas tactiques et à demander à d’autres joueurs de compenser une lacune que le calendrier de préparation ne permettra pas vraiment d’anticiper.
Des décisions difficiles à prendre rapidement
Le règlement FIFA autorise les sélections à procéder à des remplacements dans leur liste en cas de blessure avérée avant le début du tournoi. Si les examens complémentaires confirment l’indisponibilité d’Ezzalzouli, le staff marocain devra trancher rapidement : conserver une place dans le groupe dans l’espoir d’un rétablissement express, ou convoquer un remplaçant pour ne pas réduire ses options sur la durée de la compétition. C’est une décision médicale autant que sportive et humaine – car elle implique d’informer un joueur que sa participation au plus grand événement du football mondial lui échappe, et d’en appeler un autre à s’y préparer dans l’urgence.
Pour Ezzalzouli lui-même, la cruelle ironie est celle du timing. À 24 ans, dans ce qui aurait pu être sa première grande Coupe du Monde en tant que titulaire pleinement intégré, une blessure survenue lors d’un match sans enjeu le prive d’une vitrine mondiale. Le football réserve rarement ses coups durs aux moments où ils peuvent être absorbés avec sérénité.