Blaise Compaoré Auteur : Blaise Compaoré Posté le janvier 8, 2026 Football, Nouvelles

Amorim et le mercato : Manchester United a dit non

Conflit Amorim Manchester United sur le mercato
Source photo : compte x.com de CentreGoals.

Introduction

Après le départ de Ruben Amorim, un thème revient avec insistance : la fracture entre le coach et la direction sur le recrutement. Le technicien voulait façonner l’effectif selon ses principes, en s’appuyant notamment sur des profils déjà connus à Lisbonne. Or, à Old Trafford, plusieurs demandes auraient été écartées. Ainsi, l’épisode pose une question centrale : qui pilote vraiment le projet sportif de Manchester United ?

Un désaccord qui dépasse un simple transfert

Le conflit ne se limite pas à un nom sur une short-list. D’abord, Amorim cherchait de la cohérence tactique. Ensuite, il voulait gagner du temps d’adaptation. Donc, il réclamait des joueurs compatibles avec son cadre, notamment le 3-4-3.

En face, le club aurait privilégié une logique différente. Plus de pari “valeur future”. Plus de contrôle centralisé. Par conséquent, l’entraîneur aurait perdu du poids dans les décisions.

Watkins ou Šeško : deux visions pour le poste de buteur

Le cas de l’attaquant illustre le choc culturel. Amorim aurait poussé pour Ollie Watkins, profil éprouvé en Premier League. Il y voyait une garantie immédiate. Ainsi, United gagnait un buteur “prêt”.

La direction, elle, aurait choisi Benjamin Šeško. Le raisonnement est clair : jeunesse, potentiel, revente possible. Cependant, ce type d’option exige du temps. Donc, le projet sportif ne suit pas le même tempo que celui du coach.

Amorim voulait des joueurs du Sporting
Source photo : compte x.com de (fan) Frank

Martinez ou Lammens : le débat du gardien n°1

Même tension au poste de gardien. Amorim aurait préféré Emiliano Martinez, champion du monde et réputé pour son leadership. Pour un vestiaire sous pression, ce type de personnalité a un prix. Ainsi, l’idée était de stabiliser l’équipe par l’expérience.

Finalement, le club aurait opté pour Senne Lammens, solution plus accessible et plus jeune. Là encore, la logique financière et la logique sportive immédiate ne se rejoignent pas toujours. Par conséquent, Amorim aurait vu un signal : ses priorités n’étaient pas prioritaires.

Les cibles du Sporting refusées : le point de rupture

Le cœur du dossier se situe du côté du Sporting. Amorim aurait demandé d’étudier plusieurs profils : Geovany Quenda, Ousmane Diomande, Salvador Blopa et Morten Hjulmand. Selon les informations disponibles, ces pistes n’ont pas été poussées.

Pour Amorim, ce choix avait du sens. Ces joueurs connaissaient ses exigences. Ils pouvaient assimiler rapidement les automatismes. Ainsi, le coach reconstruisait une base familière, sans repartir de zéro.

Pourquoi Amorim misait sur des joueurs déjà “formatés”

Dans un club en quête de résultats, le temps devient une ressource rare. Amorim cherchait donc des joueurs “plug-and-play” pour son système. D’abord, pour sécuriser les matchs sans ballon. Ensuite, pour automatiser la relance et le pressing. Enfin, pour réduire les erreurs de coordination.

Cependant, cette stratégie comporte un risque : surpayer un marché ciblé. De plus, importer un noyau d’un autre club peut être mal perçu. Donc, United aurait choisi de diversifier ses cibles.

Amorim frustré par refus du mercato United
Source photo : compte x.com de Benjarnin sesko

Le modèle United : coach ou département recrutement ?

Au fond, l’affaire révèle la structure de pouvoir. À Manchester United, la décision mercato semble collective et pilotée par l’appareil sportif, pas par un manager tout-puissant. D’un côté, cela protège le club contre l’impulsif. De l’autre, cela peut bloquer une identité de jeu claire. Ainsi, l’équipe devient parfois un compromis.

Dans le cas Amorim, ce compromis aurait fini par casser la relation. Quand la vision n’est pas partagée, le terrain le montre vite.

Conséquences sportives et leçons pour l’avenir

Le principal risque est sportif : une équipe “hybride” s’adapte mal, surtout en Premier League. Ensuite, il y a un risque d’image : recruter un coach pour son idée, puis lui refuser les outils, crée une incohérence.

Pour l’avenir, United devra trancher. Soit le club assume un modèle où le recrutement prime. Soit il donne plus de marge au coach. Sinon, le cycle peut se répéter.

FAQ 

Quels joueurs du Sporting étaient associés aux demandes d’Amorim ?

Selon les informations disponibles, Amorim souhaitait que Manchester United étudie Geovany Quenda, Ousmane Diomande, Salvador Blopa et Morten Hjulmand. L’idée était de recruter des profils déjà habitués à ses principes de jeu. Toutefois, ces pistes n’auraient pas été priorisées par la direction, ce qui a nourri le sentiment de blocage côté entraîneur.

Pourquoi Watkins et Šeško résument-ils le désaccord ?

Watkins représente un choix “immédiat”, avec une expérience confirmée en Premier League et un rendement plus prévisible. Šeško incarne plutôt une logique de potentiel, de progression et de valorisation future. Ainsi, le débat dépasse les qualités des joueurs : il oppose une stratégie court terme à une stratégie d’investissement, ce qui peut créer des tensions dans un club sous pression.

Quel gardien Amorim aurait-il voulu pour United ?

Toujours selon les informations disponibles, Amorim aurait préféré Emiliano Martinez, apprécié pour son vécu et son caractère, afin d’apporter une stabilité rapide. Le club aurait finalement avancé sur Senne Lammens, option plus jeune et plus accessible. Ce contraste illustre un arbitrage classique : expérience immédiate contre pari de développement.

Pourquoi Amorim tenait-il à recruter des joueurs déjà connus ?

Un entraîneur qui arrive avec un système fort veut gagner du temps. Des joueurs déjà “formatés” comprennent plus vite les placements, les déclenchements de pressing et la structure en possession. Ainsi, l’équipe réduit la période d’apprentissage. Cependant, cette méthode peut aussi augmenter les risques de surcoût et de dépendance à un marché unique, ce qui explique les réserves possibles du club.

Ces tensions ont-elles contribué à son départ ?

Elles auraient pesé, car un coach a besoin d’alignement avec la direction pour réussir. Quand les demandes clés sont refusées à répétition, la confiance s’érode et le projet devient flou. Ainsi, les résultats et le climat interne peuvent se dégrader plus vite. Sans communication claire sur les rôles, le conflit devient structurel.

Que dit cette affaire sur la gouvernance de Manchester United ?

Elle suggère un modèle où le recrutement est piloté par une structure sportive plutôt que par un manager tout-puissant. Cela peut sécuriser la stratégie à long terme et éviter des décisions émotionnelles. Toutefois, si l’effectif ne correspond pas au plan du coach, l’identité de jeu souffre. Ainsi, United doit clarifier la “chaîne de décision” pour éviter de nouveaux chocs.

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