Blaise Compaoré Auteur : Blaise Compaoré Posté le mars 2, 2026 Football, Nouvelles

«Ce n’est pas normal» : Dominic Isaacs remet en question le renvoi de Nasreddine Nabi par Kaizer Chiefs

Dominic Isaacs ancien défenseur Kaizer Chiefs remet en question licenciement Nabi
Source photo : compte x.com de SoccerBeat

Johannesburg, octobre 2025. Kaizer Chiefs se sépare de Nasreddine Nabi par «accord mutuel» — c’est la formule officielle. Mais derrière les mots polis du communiqué, la question que tout le monde se pose reste sans réponse claire : pourquoi ? Et surtout — était-ce vraiment la bonne décision ?

Dominic Isaacs, ancien défenseur et observateur respecté d’Amakhosi, n’a pas attendu longtemps pour prendre la parole. Sa réponse est un signal d’alarme.

Un homme qui connaît le club de l’intérieur

Isaacs n’est pas un commentateur de tribune. Il a porté le maillot jaune et noir, il connaît la pression qui pèse sur Naturena, il sait ce que représente cet entraîneur pour une institution qui a mis dix ans à soulever un trophée. C’est précisément pour ça que ses mots comptent.

«It’s not normal for any club to have uncertainty regarding the head coach position», a-t-il lâché dès que la confusion autour de Nabi a éclaté publiquement. Et quand la confirmation du départ est tombée, il a ajouté sans détour : «The sooner they reach a decision and clarify this confusion, the better it will be for the club.» Pour les supporters d’Amakhosi au Burkina Faso qui suivent la PSL sur 1xBet Burkina, cette polémique résonne particulièrement fort : Chiefs reste l’un des clubs africains les plus suivis sur le continent.

Nasreddine Nabi entraîneur Kaizer Chiefs Nedbank Cup victoire 2025
Source photo : compte x.com de SoccerBeat

Le paradoxe Nabi : un trophée, puis le chaos

Pour comprendre le doute d’Isaacs, il faut remettre les chiffres en face. Nasreddine Nabi a mis fin à dix ans de disette trophéale de Kaizer Chiefs en remportant la Nedbank Cup contre leur rival Orlando Pirates. Dix ans. Une génération entière de supporters qui attendait. Il a réalisé ça en moins d’un an à la tête du club.

Cette saison 2025-2026, il avait démarré fort : quatre victoires et cinq clean sheets lors des cinq premiers matchs. Puis la machine s’est grippée. Une défaite 3-1 contre Sekhukhune United, une suspension pour des questions de qualifications CAF, et une relation avec la direction qui s’est visiblement détériorée en coulisses. Le tout aboutissant à un «accord mutuel» que tout le monde a lu comme un licenciement déguisé.

Selon Blaise Compaoré, analyste sportif basé à Ouagadougou, ce type de rupture «amiable» cache souvent des tensions profondes sur le contrôle de l’effectif et la ligne sportive — exactement ce que les sources proches de Nabi ont laissé entendre, évoquant un manque de soutien de la direction malgré les promesses du mercato.

La question des qualifications CAF : fumée ou feu ?

La raison officielle avancée par plusieurs médias était celle des qualifications CAF — Nabi ne pouvait pas siéger sur le banc pour les matchs de compétitions continentales. Mais Isaacs, comme plusieurs autres observateurs, n’a pas avalé cette explication comme unique justification d’un licenciement.

«I was surprised when I heard about Nabi being sidelined because I thought he was doing well», a-t-il confié. Et l’ancien entraîneur José Dos Santos a renforcé ce sentiment d’opacité : «We still don’t know for sure what the issue is or why Nabi is no longer with Chiefs.» Cette confusion dans la communication, c’est précisément ce qu’Isaacs avait dénoncé dès le début. En attendant de retrouver l’histoire récente du Derby de Soweto et du contexte autour de Chiefs, la couverture du Derby Chiefs-Pirates 2026 publiée sur le site illustre à quel point l’instabilité du banc pèse sur les performances au FNB Stadium.

Après Nabi : le vide et l’intérim

Kaizer Chiefs a confié les rênes à Khalil Ben Youssef et Cédric Kaze — les deux assistants tunisiens qui accompagnaient Nabi depuis le début. Le club les a présentés comme la garantie de «continuité et stabilité». Une formule rassurante sur le papier. Moins convaincante quand on sait que le duo est là par défaut, sans qu’un recrutement sérieux de successeur ait été annoncé.

Isaacs avait d’ailleurs pointé une faille structurelle bien avant le licenciement : l’absence de tout coach local dans le staff technique de Nabi. «There is nobody on the bench who understands the Chiefs culture», avait-il averti — un manque qui aurait pu faciliter la transition et ancrer le projet dans la réalité du football sud-africain. Dans les maquis de Ouagadougou où Canal+ diffuse la PSL, les supporters burkinabè de Chiefs débattent de ces choix avec la même intensité que les fans de Johannesburg. Le pronostic Durban City vs TS Galaxy publié sur le site montre d’ailleurs que même les clubs plus modestes de PSL appliquent une philosophie de staff plus ancrée localement.

Le regard des chiffres

Les statistiques de Nabi à Chiefs en disent long. Selon Soccerway, en saison régulière 2025-2026, Chiefs affichait un bilan de 4 victoires, 2 nuls et 3 défaites avant la suspension de leur coach — soit une équipe coincée dans le ventre mou du classement. C’est insuffisant pour un club de l’envergure des Amakhosi, mais insuffisant aussi comme argument unique pour se séparer d’un entraîneur qui venait de briser une malédiction de dix ans.

Sur le compte officiel de Kaizer Chiefs sur X, les supporters ont laissé leurs commentaires après l’annonce — un mélange de colère, d’incompréhension et de fidélité aveugle qui dit tout sur l’attachement émotionnel des fans à ce club. Ce 2 mars 2026, Isaacs est revenu sur le sujet, estimant que Chiefs ont clairement souffert depuis le départ de Nabi — confirmation que le débat, plusieurs mois plus tard, est loin d’être clos.

Joueurs Kaizer Chiefs FNB Stadium Johannesburg Premier Soccer League 2026
Source photo : compte x.com de Foot Africa

L’essentiel

  • Nabi licencié : accord mutuel, octobre 2025, après suspension pour qualifications CAF
  • Bilan Nabi : Nedbank Cup 2024-25, 1er trophée Chiefs en 10 ans
  • Intérim : Ben Youssef et Kaze pour le reste de la saison
  • Position d’Isaacs : «It’s not normal» — sceptique sur la stratégie long terme
  • Raison officielle : «accord mutuel» — contestée par plusieurs sources

FAQ

Qui est Dominic Isaacs et pourquoi son avis compte ?

Dominic Isaacs est un ancien défenseur de Kaizer Chiefs, observateur respecté du football sud-africain. Ses prises de position sur les affaires internes d’Amakhosi sont suivies de près par les supporters et les médias depuis plusieurs années.

Pourquoi Nasreddine Nabi a-t-il quitté Kaizer Chiefs ?

La raison officielle est un «accord mutuel» après une suspension liée à ses qualifications CAF pour les compétitions continentales. Des sources proches du coach ont évoqué un manque de soutien de la direction. La vraie raison reste floue.

Quel bilan Nabi a-t-il laissé à Kaizer Chiefs ?

Il a remporté la Nedbank Cup 2025 contre Orlando Pirates, mettant fin à dix ans sans trophée pour le club. En 2025-2026, il avait démarré avec 4 victoires et 5 clean sheets en 5 matchs avant que la saison ne déraille.

Qui remplace Nabi à la tête de Kaizer Chiefs ?

Khalil Ben Youssef et Cédric Kaze, les deux assistants tunisiens qui accompagnaient Nabi, assurent l’intérim pour le reste de la saison.

Quelles sont les critiques principales d'Isaacs envers la direction ?

Isaacs pointe un manque de clarté stratégique et une gestion opaque des décisions liées au staff. Il avait également noté l’absence d’un coach local dans le staff technique de Nabi comme une fragilité structurelle du projet.

Où suivre les matchs de Kaizer Chiefs au Burkina Faso ?

Via Canal+ et les plateformes de streaming disponibles en Afrique de l’Ouest. Pour les cotes et pronostics sur la PSL, 1xBet Burkina Faso met à jour ses offres avant chaque journée.

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