Maroc et CAN 2025, un tournant pour le football africain
Introduction
La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc, s’annonce comme une édition charnière pour le continent. Le pays hôte est mis en avant pour la qualité de ses infrastructures et de son organisation, présentées comme un modèle pour l’Afrique. En parallèle, le niveau tactique de la compétition progresse, tandis que la place de stars comme Mohamed Salah continue d’alimenter les débats. Au‑delà du terrain, c’est toute l’image du football africain qui se transforme.
Le Maroc, vitrine moderne pour la CAN 2025
Le choix du Maroc pour accueillir la CAN 2025 est loin d’être anodin. Le pays s’est doté depuis plusieurs années d’infrastructures sportives et urbaines de haut niveau. Stades modernes, axes routiers bien structurés, hôtels adaptés aux délégations : tout concourt à offrir un cadre proche des standards européens. Cette édition devient ainsi une vitrine, destinée à montrer jusqu’où peut aller l’Afrique lorsqu’un projet est pensé sur le long terme.

Infrastructures et cadre urbain : un modèle africai
Les villes hôtes de la CAN 2025 affichent un visage résolument contemporain. L’architecture des stades, la gestion des flux de supporters et l’organisation des quartiers autour des enceintes donnent parfois l’impression de se trouver à Londres ou Madrid. Ce cadre, souvent décrit comme « inspirant », peut servir de référence pour d’autres pays africains en quête de modernisation.
L’idée est claire : le sport devient un levier de développement global. Les investissements ne se limitent pas aux pelouses, ils touchent aussi les transports, l’hôtellerie et les services. Si tous les pays ne pourront pas reproduire ce modèle à l’identique, le Maroc propose néanmoins une base de réflexion concrète pour l’avenir.
Une CAN plus tactique : l’exemple du Sénégal
La CAN 2025 ne se résume pas à un décor. Sur le terrain, le niveau tactique continue de s’élever. Le tournoi n’est plus seulement associé à l’intensité physique et aux exploits individuels. De plus en plus de sélections développent des plans de jeu structurés, avec des phases de pressing coordonnées, des circuits de passes travaillés et une gestion réfléchie des temps faibles.
Le Sénégal illustre bien cette évolution. La sélection parvient à marier puissance athlétique et organisation tactique proche de ce que l’on observe en Europe. Bloc compact, transitions rapides, gestion des espaces : le mélange fonctionne. Cette montée en gamme change aussi le regard porté sur la CAN, désormais considérée comme un laboratoire intéressant pour le football mondial.
Mohamed Salah, respect et reconnaissance en question
Au‑delà de la compétition elle‑même, la place de certaines stars africaines dans le discours médiatique européen interroge. Mohamed Salah en est l’exemple le plus frappant. Malgré des statistiques impressionnantes et une régularité rare en Premier League, le joueur égyptien n’échappe pas aux critiques parfois excessives.
Pour de nombreux observateurs, Salah fait partie des plus grands attaquants de l’histoire du championnat anglais. Pourtant, son apport est encore trop souvent minimisé ou remis en cause dès que sa forme baisse légèrement. Ce décalage entre son niveau réel et la reconnaissance extérieure alimente un sentiment de manque de respect autour de sa carrière.
Le regard porté sur Liverpool et le discours médiatique
Une partie des débats tourne autour de la façon dont Liverpool et certaines figures médiatiques jugent Salah. Les analyses peuvent paraître sévères, voire injustes, au regard de ce qu’il a apporté au club : titres, buts décisifs, visibilité mondiale. L’attaquant égyptien symbolise aussi la réussite d’un joueur africain devenu visage d’un géant européen.
Cette situation met en lumière un point sensible : la manière dont le football africain et ses représentants sont encore perçus. Derrière les louanges, il subsiste parfois des réflexes de jugement rapides, qui oublient la trajectoire globale des joueurs. La CAN 2025, et plus largement la performance des sélections africaines, peuvent contribuer à rééquilibrer ce regard.

Nations absentes, Togo et Ghana, et regrets
La CAN 2025 se joue aussi avec ses absents. L’absence du Togo et du Ghana suscite de la déception, tant ces nations ont marqué l’histoire récente de la compétition. Le Togo, pays de grands talents offensifs, manque à l’appel, tout comme le Ghana, régulièrement considéré comme un prétendant sérieux dans les grandes années.
Ces absences rappellent la dure loi des qualifications africaines. Elles privent aussi le tournoi de récits et de rivalités qui animent traditionnellement la phase finale. Pour les supporters et anciens internationaux, il reste l’espoir de voir ces sélections revenir plus fortes lors des prochaines éditions, avec des projets sportifs renouvelés.
Rôle de la CAF et montée en puissance des coachs africains
Parallèlement, la CAN 2025 met en lumière le travail effectué au niveau institutionnel. La CAF a contribué à créer un environnement plus structuré, favorable à l’émergence de sélectionneurs et de staff techniques africains. De plus en plus de nations font confiance à des entraîneurs issus du continent, capables de mener leurs équipes au plus haut niveau.
Cette évolution se traduit sur le terrain par des équipes mieux organisées, mais aussi par une plus grande affirmation de l’identité africaine dans le jeu. Les joueurs, nombreux à évoluer en Europe, reviennent en sélection avec une expérience précieuse. Les coachs, eux, montrent qu’ils peuvent gérer des groupes de haut niveau, préparer des plans de match sophistiqués et rivaliser avec les meilleurs standards internationaux. C’est l’un des signaux les plus encourageants pour l’avenir du football africain.
FAQ
Pourquoi le Maroc est-il considéré comme un modèle pour la CAN 2025 ?
Le Maroc a investi dans des stades modernes, des infrastructures de transport et des hôtels adaptés aux grandes compétitions. Ce niveau d’organisation offre une image proche des standards européens et sert de référence pour d’autres pays africains qui souhaitent développer leur football et leurs équipements.
En quoi la CAN 2025 se distingue-t-elle tactiquement ?
La CAN 2025 confirme la montée en gamme tactique du football africain. Les équipes travaillent davantage leurs blocs, leur pressing et leurs transitions. On voit moins de matches décousus et plus de plans de jeu structurés, ce qui rapproche encore le niveau global de la compétition de celui des grands tournois internationaux.
Pourquoi le Sénégal est souvent cité comme exemple ?
Le Sénégal combine puissance physique, talent individuel et organisation tactique solide. L’équipe sait défendre en bloc, exploiter les transitions rapides et gérer les temps forts comme les temps faibles. Ce mélange d’intensité et de rigueur illustre bien la nouvelle face du football africain à la CAN 2025.
Pourquoi le traitement réservé à Mohamed Salah fait débat ?
Malgré des performances exceptionnelles en club, Mohamed Salah reste parfois critiqué avec sévérité. Certains estiment que son apport est sous‑évalué par rapport à ce qu’il a réalisé sur la durée. Ce décalage nourrit un débat sur la reconnaissance des stars africaines au plus haut niveau européen.
Quelles grandes nations manquent à la CAN 2025 ?
Le Togo et le Ghana font partie des absents marquants. Leur non‑qualification prive le tournoi de sélections historiques et de duels très attendus. Cela rappelle aussi la difficulté des éliminatoires en Afrique, où même des équipes réputées peuvent rester à la porte de la phase finale.
Quel est le rôle des entraîneurs africains dans cette édition ?
De plus en plus de sélections confient leurs équipes à des coachs africains. Ces entraîneurs apportent une connaissance fine du contexte local, tout en intégrant des méthodes de travail modernes. Leur succès à la CAN 2025 renforce l’idée que le continent possède désormais ses propres techniciens de haut niveau.
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