Pep à Hallam : « Si tu es offensé, désolé — je défends City »
Manchester, 27 janvier. Pep Guardiola a présenté ses excuses. Enfin, presque. À la veille du choc contre Galatasaray en Ligue des Champions, le coach de Manchester City est revenu sur ses critiques envers l’arbitre Farai Hallam. Samedi dernier, après la victoire 2-0 contre Wolves, Pep avait lâché une phrase cinglante. « Maintenant, tout le monde le connaîtra. » Hallam venait de refuser un penalty à City. C’était son premier match en Premier League.
Mardi, le ton a changé. « Si Hallam se sent offensé, alors je suis désolé. Je sais que les débuts sont difficiles. Ça arrive », a déclaré Guardiola en conférence de presse. Mais le Catalan n’a pas reculé sur le fond. « Je n’ai jamais critiqué les arbitres pendant 10 ans. Cette saison, j’argumente. J’explique pourquoi nous agissons ainsi. Je défends mon club et mes joueurs. Howard Webb défend les arbitres. Il doit le faire. »
La tension monte entre City et le corps arbitral. Guardiola estime que son équipe subit trop de décisions défavorables. Webb, chef de la PGMOL, justifie ses arbitres. Pep veut des explications. Le conflit s’installe.

Samedi : le penalty refusé
Manchester City-Wolves, 35e minute. Omar Marmoush contrôle un ballon aérien dans la surface adverse. Le ballon touche le coude de Yerson Mosquera, défenseur des Wolves. Marmoush réclame le penalty. L’arbitre Farai Hallam laisse jouer.
Le VAR intervient. Darren England, aux commandes à Stockley Park, demande à Hallam de visionner les images. L’arbitre se rend au moniteur. Il regarde. Une fois, deux fois. Puis il confirme sa décision initiale. Pas de penalty. Bras en position naturelle.
C’est rare. Très rare. Généralement, quand le VAR appelle, l’arbitre change d’avis. Pas Hallam. Il tient bon. Rob Edwards, coach de Wolves, salue le courage de son arbitre. Guardiola, lui, explose.
« L’arbitre a fait ses grands débuts. Maintenant, tout le monde le connaîtra. C’est la première fois qu’un arbitre va au moniteur et refuse un penalty pour une position ‘normale’ du bras », lance Pep après le match. Puis il interpelle directement Howard Webb. « Webb, viens expliquer demain pourquoi ce n’est pas un penalty. Ne tarde pas jusqu’à mercredi. Nous avons la Ligue des Champions. Viens demain. »
Le ton est agressif. Le message, clair. Guardiola veut des réponses.
Blaise Compaoré, journaliste sportif burkinabè spécialiste du football européen, analyse la situation. « Guardiola est à bout. Sur 1xBet Burkina, les parieurs suivent chaque match de City. Ils voient les mêmes choses que Pep. Les décisions arbitrales influencent les cotes. Quand un penalty est refusé, les cotes changent. Les parieurs burkinabè en profitent. »
Le précédent : Dalot sur Doku
Une semaine plus tôt, derby de Manchester. City reçoit United. 0-0 au score. Jérémy Doku, ailier de City, percute dans la surface. Diogo Dalot, défenseur de United, lève la jambe. Ses crampons atteignent le genou de Doku. Contact violent. Doku s’effondre.
L’arbitre Anthony Taylor siffle. Il sort un carton. Jaune. Juste jaune. Pas de rouge. Pas de penalty non plus. La faute est jugée hors de la surface. City perd le match 0-2. Doku, blessé, rate le match de Ligue des Champions contre Bodø/Glimt trois jours plus tard.
Guardiola est furieux. Il ne dit rien publiquement après le derby. Mais samedi, après Wolves, il revient sur l’incident. « Avec United, c’était la première fois qu’ils agissaient sur un léger doute, non ? C’est pourquoi Jérémy n’a pas pu jouer contre Bodø/Glimt à cause de l’action de Dalot. Mais c’est bien. J’attends une explication. »
Howard Webb a défendu Taylor publiquement. Selon lui, le carton jaune était suffisant. Guardiola ne l’accepte pas. « Webb défend ses arbitres. C’est normal. Moi, je défends mon club. »
Ce type de controverse rappelle d’ailleurs les tensions récentes en Ligue des Champions entre grands clubs et instances arbitrales, où les entraîneurs montent au créneau pour protéger leurs équipes face à des décisions jugées injustes.

Mardi : les excuses mesurées
Quarante-huit heures après l’explosion post-match, Guardiola revient sur ses propos. Mais à peine. « Si Hallam se sent offensé par mes remarques, alors je suis désolé. Je comprends que débuter en Premier League, c’est difficile. Ça s’est passé comme ça. »
Puis il enchaîne. « Combien de fois ai-je critiqué les arbitres la saison dernière ? C’était la pire saison en 10 ans. Combien de fois ? Dites-moi. »
Il poursuit. « Après le match contre United, qu’est-ce que j’ai dit sur les arbitres ? Dites-moi. Pendant 10 ans, j’ai respecté les arbitres. Même dans les défaites. Je n’ai jamais fait de commentaires négatifs. »
Guardiola se positionne en défenseur. « Les arbitres se défendent entre eux. Les commentateurs aussi. C’est normal. Mais moi, j’ai un devoir envers mes joueurs et mon club. Je leur dois ça. À mon club et à mes supporters. »
Il termine par une attaque directe. « Regardez ce qui se passe dans les surfaces sur chaque corner, chaque coup franc. C’est complexe pour les arbitres. Je le sais. Mais chaque action est une faute. Chaque action. Je dois défendre mon club et mes joueurs. Il y a trop de raisons. »
Le message est passé. Guardiola n’abandonne pas. Il veut que Webb et la PGMOL réagissent.
Les chiffres qui parlent
Manchester City domine la Premier League depuis des années. Six titres en neuf saisons sous Guardiola. Mais cette année, Arsenal mène la course au titre. City est deuxième. Liverpool suit de près.
Les décisions arbitrales pèsent sur la saison. Selon Transfermarkt, City a subi plusieurs décisions défavorables cette saison. Les situations litigieuses se multiplient.
Erling Haaland, attaquant de City, est victime de nombreuses fautes dans la surface. Mais peu sont sifflées. Guardiola le soulève. « Savez-vous combien de fautes sont sifflées sur Haaland ? Plus contre lui que pour lui. Rendez-moi mes joueurs. »
Les blessures aggravent la situation. Kevin De Bruyne est absent depuis des semaines. Ruben Dias aussi. Nathan Aké revient à peine. City manque de profondeur. Les décisions arbitrales deviennent encore plus coûteuses.
Sur les plateformes de paris comme 1xBet Burkina, les cotes évoluent en temps réel. Quand un penalty est refusé, les cotes sur une victoire adverse augmentent. Les parieurs burkinabè, à Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso, scrutent ces moments. Ils ajustent leurs mises. Les controverses arbitrales créent des opportunités.
Le match vu d’Afrique
À Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, les amateurs de football anglais suivent City depuis des années. Le style de jeu de Guardiola fascine. Mais les polémiques arbitrales divisent.
Dans les bars où Canal+ diffuse la Premier League, les discussions sont vives. Certains soutiennent Pep. « Il a raison. Les arbitres protègent les petites équipes. » D’autres pensent qu’il exagère. « City a gagné 2-0. Pourquoi se plaindre ? »
Les paris sportifs amplifient l’intérêt. Sur 1xBet Burkina, les cotes sur City changent après chaque controverse. Un penalty refusé peut faire basculer une mise. Les parieurs burkinabè adorent ces scénarios imprévisibles.
Ce type de tension entre entraîneur et arbitres rappelle également les récentes polémiques dans d’autres championnats européens, où les coachs montent au front pour défendre leurs équipes face à des décisions jugées incompréhensibles.
Les réseaux sociaux burkinabè s’enflamment. Sur X (anciennement Twitter), les supporters partagent les clips de Guardiola. Ses déclarations deviennent virales. « Pep a le droit de défendre son club », écrit un fan. « Mais il devient parano », répond un autre.
Les applications de paris proposent des cotes spéciales. Combien de cartons jaunes pour City ? Combien de corners ? Les marchés secondaires explosent pendant les matchs de City. Les controverses arbitrales alimentent l’engagement.
Mercredi : City doit gagner
City affronte Galatasaray mercredi soir à l’Etihad Stadium. C’est le dernier match de la phase de groupes de Ligue des Champions. City est bien placé au classement. Une victoire garantit une place dans le top 8. Cela signifie une qualification directe en huitièmes de finale. Pas de barrage.
Une défaite ou un nul pourrait compliquer les choses. City devrait alors jouer un barrage en février. Guardiola veut l’éviter. Il a besoin de ses joueurs concentrés. Pas distraits par les polémiques arbitrales.
Le compte X officiel de Manchester City a publié lundi une vidéo d’entraînement. Message simple. « Focus sur Galatasaray. » Guardiola essaie de tourner la page. Mais il sait que les questions arbitrales reviendront.
Le conflit avec Webb n’est pas terminé. Guardiola a lancé un défi public. « Viens expliquer. » Webb n’a pas encore répondu publiquement. Mais la PGMOL prépare probablement une déclaration.
En attendant, City doit gagner. Guardiola doit gérer ses joueurs, leurs émotions, et la pression du calendrier. Les arbitres seront scrutés mercredi. Chaque décision sera analysée. Les supporters de City espèrent une soirée sans controverse.
FAQ
Pourquoi Guardiola critique Hallam ?
Hallam a refusé un penalty à City contre Wolves malgré l’intervention du VAR. Guardiola estime que le bras du défenseur n’était pas en position naturelle et attend des explications de Howard Webb.
Qui est Farai Hallam ?
Farai Hallam est un arbitre zimbabwéen qui a officié son premier match de Premier League samedi dernier lors de City-Wolves. Il arbitre en English Football League depuis 2023.
Guardiola a-t-il présenté des excuses ?
Oui, partiellement. Il a dit être désolé si Hallam se sentait offensé, mais il a maintenu sa critique envers le système arbitral et Webb.
Que s'est-il passé avec Dalot et Doku ?
Lors du derby Manchester, Diogo Dalot a commis une faute violente sur Jérémy Doku. L’arbitre Anthony Taylor a donné un carton jaune. Guardiola estime que c’était un carton rouge. Doku a manqué le match suivant à cause de cette blessure.
Qui est Howard Webb ?
Howard Webb est le chef de la PGMOL, l’organisation qui supervise les arbitres de Premier League. Guardiola lui demande publiquement des explications sur les décisions arbitrales.
City a-t-il gagné contre Wolves ?
Oui, City a gagné 2-0 avec des buts de Marmoush (6′) et Semenyo (45+2′). Mais Guardiola reste frustré par le penalty refusé.
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