Blaise Compaoré Auteur : Blaise Compaoré Posté le 03/07/2026 - 20:01 Mondial Nouvelles

Portugal – Croatie: Gonçalo Ramos envoie les Lusitaniens en huitièmes au bout du suspense

Portugal – Croatie: Gonçalo Ramos envoie les Lusitaniens en huitièmes au bout du suspense

Portugal – Croatie a fini dans le tumulte et le soulagement. Menés après la pause, les Portugais ont renversé la rencontre pour s’imposer 2-1 à Toronto et valider leur billet pour les huitièmes de finale du Mondial. Cristiano Ronaldo a relancé les siens sur penalty, avant que Gonçalo Ramos, entré en jeu à sa place, ne fasse basculer la soirée dans le temps additionnel.

Le scénario a eu tout d’un match à tension. Longtemps imprécise, parfois brouillonne, la rencontre a changé de visage après le repos. La Croatie a cru tenir son exploit, puis son égalisation au bout du temps additionnel, mais le VAR a finalement éteint ses derniers espoirs pour une position de hors-jeu de Pasalic. Pour télécharger 1xBet, les supporters suivent aussi de près ce type de soirée à suspense.

Portugal – Croatie: une première période fermée, puis l’explosion

Avant la pause, les deux sélections ont surtout montré de bonnes intentions sans vraiment trouver la justesse. Le Portugal a tenté d’installer son jeu, avec quelques centres intéressants de João Cancelo depuis le côté gauche et deux situations à moitié construites pour Ronaldo. Rien, toutefois, qui ressemble à une domination nette ou à une série d’occasions franches.

La Croatie, bien en place, a attendu son moment. Et c’est au retour des vestiaires que le match s’est réellement ouvert. Sentant qu’un coup était possible, les Croates ont accéléré en transition. Diogo Costa a d’abord repoussé une tentative de Kovacic, mais il n’a rien pu faire deux minutes plus tard sur l’ouverture du score signée Perisic.

À cet instant, le Portugal a vacillé. La défense lusitanienne a parfois semblé fébrile, à l’image d’un Rúben Dias en difficulté et rapidement averti. Pourtant, la sélection de Roberto Martínez n’a pas rompu. Costa a encore répondu présent sur deux nouvelles frappes de Kovacic, laissant son équipe en vie au moment où tout pouvait basculer.

Cristiano Ronaldo marque, Gonçalo Ramos achève le travail

Le réveil portugais est venu d’une action simple mais capitale. Renato Veiga a obtenu un penalty, et Cristiano Ronaldo s’est chargé de le transformer pour remettre les deux équipes à égalité. Le capitaine portugais a vécu un match étrange: discret dans le jeu, auteur d’un but refusé pour hors-jeu, puis finalement buteur sur penalty avant de céder sa place.

Ce changement, justement, a fait toute la différence. En remplaçant Ronaldo, Roberto Martínez a pris une décision forte dans un moment brûlant. Elle s’est révélée décisive. Gonçalo Ramos, lancé pour apporter de la présence dans la surface, a surgi au meilleur moment pour reprendre de la tête un centre parfait de Rafa Leão et offrir le 2-1 au Portugal.

La fin de match a encore réservé un dernier retournement émotionnel. La Croatie a cru arracher l’égalisation dans le temps additionnel, mais l’assistance vidéo a annulé le but pour un hors-jeu de Pasalic. Pour le Portugal, ce fut un immense soulagement. Pour les Croates, une sortie cruelle, presque amère.

Diogo Costa solide, Bruno Fernandes en retrait

Dans les rangs portugais, Diogo Costa a été l’un des grands artisans de la qualification. Battu sur le but de Perisic sans véritable responsabilité, le gardien a surtout maintenu son équipe dans le match avec plusieurs arrêts importants, notamment face à Kovacic. Sans lui, le Portugal aurait sans doute couru après un retard plus lourd.

Renato Veiga a également rendu une copie solide. Très utile dans les duels, précieux sur plusieurs dégagements d’urgence, il a souvent compensé les hésitations de Rúben Dias. Nuno Mendes, lui, a apporté du contrôle et de l’activité dans son couloir, tout en participant à la construction.

Au milieu, Joao Neves a affiché l’énergie attendue, avec beaucoup de courses et des interventions utiles. Vitinha a touché beaucoup de ballons, sans réellement peser dans les trente derniers mètres. La déception est venue de Bruno Fernandes, assez transparent et peu inspiré, dans ce qui ressemble à son match le plus discret du tournoi.

Rafa Leão décisif, Roberto Martínez récompensé

Sur le front de l’attaque, Rafa Leão a alterné le bon et le frustrant. Très vivant, disponible dans le un contre un et toujours prêt à provoquer, il a parfois manqué de précision dans le dernier geste. Mais son centre pour Ramos, au moment le plus important, a suffi à faire pencher l’analyse vers une prestation utile.

Pedro Neto, en revanche, n’a pas vraiment réussi à donner de relief à ses efforts. Beaucoup de courses, peu d’impact concret, avant d’être remplacé après une heure compliquée. Les entrants ont eu un rendement contrasté: Semedo a assuré sans bruit, Bernardo Silva a aidé à stabiliser le milieu, tandis que Francisco Conceição n’a pas laissé de vraie trace.

Le grand gagnant de la soirée reste sans doute Roberto Martínez. Son choix de sortir Ronaldo n’avait rien d’anodin. Dans un match chargé émotionnellement, remplacer une figure aussi immense demande du courage et une lecture froide de la rencontre. Le but de Ramos lui donne raison, et surtout, il envoie le Portugal dans la phase à élimination directe de la compétition, à suivre aussi sur le site officiel de la FIFA.

Une fin amère pour la Croatie et peut-être un dernier Mondial pour Modric

Au-delà du résultat, cette soirée laisse une impression particulière côté croate. Luka Modric, toujours élégant malgré ses 40 ans, a peut-être disputé là son dernier match de Coupe du monde. L’image est forte, d’autant que la Croatie a longtemps cru pouvoir prolonger l’aventure avant d’être rattrapée par le réalisme portugais et la décision du VAR.

Le Portugal, lui, avance sans totalement rassurer. Tout n’a pas été fluide, loin de là. La première période a manqué de tranchant, la défense a souffert dès que la Croatie a accéléré, et plusieurs cadres n’ont pas livré leur meilleur match. Mais dans un tournoi comme celui-ci, survivre compte parfois autant que briller.

Au bout d’une soirée éreintante, les Lusitaniens ont trouvé le moyen de gagner. C’est souvent le signe d’une équipe encore imparfaite, mais capable de répondre dans les moments qui décident d’un destin mondial.

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