Blaise Compaoré Auteur : Blaise Compaoré Posté le 11/08/2026 - 06:21 Coupe du monde

Everton teste ses progrès face à Stuttgart avant la reprise

Everton boucle ce week-end sa tournée allemande par un rendez-vous plus révélateur que son premier succès à Hambourg. Samedi, à la MHPArena de Stuttgart, l’équipe de David Moyes affronte un adversaire d’un autre calibre, quatrième de Bundesliga la saison passée et qualifié pour la Ligue des champions.

Le contexte compte. La victoire 2-1 obtenue à Hambourg, arrachée sur un but contre son camp dans le temps additionnel après l’ouverture du score de Merlin Röhl, a offert du rythme et un signal positif. Mais à ce stade de l’été, l’enjeu d’un match de préparation dépasse le résultat brut : il s’agit de mesurer l’état d’avancement collectif, la charge physique absorbée et la capacité à tenir un plan de jeu face à une opposition plus structurée.

Un test de niveau plus utile qu’un simple amical

Stuttgart représente précisément ce type d’examen. L’équipe de Sebastian Hoeneß sort d’une saison solide en championnat allemand et a confirmé sa stabilité en atteignant une deuxième finale consécutive de Coupe d’Allemagne. Pour Everton, c’est l’occasion de confronter son organisation défensive et ses sorties de balle à une formation habituée à des standards plus élevés d’intensité et de coordination.

Les amicaux de pré-saison servent d’abord à cela : retrouver des repères sous fatigue, ajuster les distances entre les lignes, observer les automatismes naissants. Les entraîneurs y lisent souvent moins le score que la qualité des séquences, la discipline sans ballon et la faculté des remplaçants à maintenir le niveau. Dans ce cadre, une opposition allemande de haut de tableau peut fournir des enseignements plus nets qu’un succès contre un adversaire moins exigeant.

Des retours attendus, des absences qui comptent

David Moyes devra toutefois composer avec un groupe encore incomplet. Christian Norgaard, recruté cette semaine pour 7 millions de livres en provenance d’Arsenal, ne participera pas à la rencontre et poursuivra sa remise à niveau physique à Finch Farm. Son intégration est un dossier à part entière : dans une préparation moderne, la gestion des charges pèse autant que le talent brut, surtout pour un joueur qui rejoint tardivement un effectif déjà au travail.

En revanche, Iliman Ndiaye et Nathan Patterson sont de retour après une coupure prolongée liée à leur participation à la Coupe du monde 2026 et peuvent prétendre à leurs premières minutes de l’été. Jordan Pickford, demi-finaliste avec l’Angleterre, ne rejoindra le groupe qu’au retour d’Allemagne, tandis que James Garner reste indisponible en raison d’un problème à l’aine. Ces décalages sont classiques en pré-saison : entre retours échelonnés, récupération post-tournoi et prévention des blessures musculaires, les effectifs retrouvent rarement leur visage complet avant les derniers jours de préparation.

Ce qu’Everton doit montrer à une semaine de la reprise

La composition pressentie en 4-2-3-1 donne une indication claire sur les priorités du moment : structure, équilibre et observation de profils appelés à prendre de l’importance. Röhl, buteur à Hambourg lors de son retour en Allemagne, sera particulièrement scruté, tout comme l’animation offensive autour de Barry, Dibling et Ndiaye. Dans ce genre de match, la question n’est pas seulement de créer des occasions, mais de voir si l’équipe sait les construire de manière reproductible.

À moins d’une semaine du prochain rendez-vous contre Newcastle à Murrayfield, Everton a surtout besoin d’indices crédibles. Une ligne défensive compacte, un milieu capable de résister au pressing et une attaque moins dépendante des transitions immédiates diraient davantage sur l’état réel du projet que n’importe quel score d’été. Le coup d’envoi sera donné samedi à 16 heures, heure britannique, à la MHPArena. La rencontre sera diffusée en direct sur EvertonTV.

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