Al Ahly Benghazi arrache Makabi Lilepo et devance le Raja
Makabi Lilepo poursuivra sa carrière en Libye. L’international congolais de 28 ans s’est engagé pour trois saisons avec Al Ahly Benghazi, qui a su dépasser le Raja Casablanca sur le terrain décisif de l’indemnité de transfert. Le dossier illustre à la fois la montée en puissance de certains clubs libyens sur le marché africain et les difficultés des grandes places historiques à conclure leurs priorités sportives.
D’après les informations rapportées par Africafoot, le Raja avait proposé environ 400 000 dollars à Kaizer Chiefs pour recruter l’ailier. Le club sud-africain a finalement retenu une offre plus élevée, estimée à 700 000 dollars, soumise par Al Ahly Benghazi, ce qui a permis à la formation libyenne de prendre l’avantage et de finaliser l’opération.
Un revers sportif pour le Raja de Nasreddine Nabi
L’échec est d’autant plus marquant côté casablancais que Nasreddine Nabi connaissait parfaitement le joueur. Le technicien tunisien avait déjà dirigé Lilepo à Kaizer Chiefs et voyait en lui un profil capable d’apporter percussion, expérience et variété dans les couloirs. Dans le football africain contemporain, ce type de recrutement compte souvent autant pour la familiarité tactique que pour le talent brut: un entraîneur cherche des joueurs aptes à assimiler vite ses principes, surtout à l’intersaison.
Pour le Raja, ce contretemps oblige à rouvrir le chantier offensif. Un club engagé dans des ambitions nationales et continentales ne recherche pas seulement des statistiques, mais aussi un joueur capable de supporter l’intensité des enchaînements, les déplacements et la pression des matches à enjeu. Le marché régional reste très concurrentiel, et la capacité à conclure rapidement devient un facteur presque aussi important que l’identification du bon profil.
Pourquoi Lilepo reste une cible recherchée
La saison 2025/26 de Lilepo avec Kaizer Chiefs explique l’intérêt qu’il suscite. En championnat sud-africain, il a disputé 27 rencontres, dont 23 comme titulaire, pour cinq buts et quatre passes décisives. Il s’est aussi montré efficace en Coupe de la Confédération de la CAF avec deux buts en quatre apparitions, confirmant son aptitude à peser dans des contextes différents.
Au-delà des chiffres, son parcours plaide pour lui. Formé à l’AS Vita Club, passé par le FC Renaissance du Congo, Al Hilal, Valenciennes puis Kaizer Chiefs, Lilepo a construit un profil de joueur rompu aux exigences de plusieurs environnements footballistiques. Cette expérience compte beaucoup pour un ailier: adaptation aux rythmes de jeu, lecture des espaces, capacité à attaquer en un contre un ou à travailler sans ballon. Avec Al Hilal, il s’était notamment signalé en Ligue des champions de la CAF, ce qui a renforcé sa réputation sur le continent.
Le signal envoyé par Al Ahly Benghazi
En investissant davantage que le Raja sur ce dossier, Al Ahly Benghazi envoie un message clair sur ses ambitions. Dans de nombreux championnats africains, la compétition ne se joue plus seulement sur le prestige historique ou l’attrait du maillot, mais sur la solidité financière, la vitesse d’exécution et la cohérence du projet sportif. Les clubs capables d’aligner une offre supérieure pour un joueur déjà identifié comme prioritaire prennent un avantage immédiat.
Pour Lilepo, ce transfert ouvre une nouvelle séquence dans une carrière déjà mobile. Pour le Raja, il rappelle une réalité désormais centrale du football africain: la connaissance d’un joueur et l’intérêt technique ne suffisent plus quand la bataille se déplace sur les montants. Le club casablancais devra désormais transformer cette déconvenue en réajustement de recrutement s’il veut offrir à Nabi les armes nécessaires pour viser les premiers rôles. Pour en savoir plus sur les dynamiques du marché africain, consultez aussi les sélections africaines changent d’entraîneur à un rythme implacable ou Oumar Diakité, un départ du Stade de Reims qui prend forme.